Archive pour 2 mars 2008

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Rencontre au hasard

Samedi. 10h30. Je marche dans la rue. je reviens de la bibiothèque où j’ai trouvé le livre de Elisa Brune “L”homme est une rose”. La rue piétonne que j’emprunte est déserte.

Il est là. En face de moi. Je ne peux pas fuir.

Il vient vers moi, me dit bonjour, m’invente spontanément un mensonge pour justifier qu’il n’ait pas répondu à mon mail du 6 février dernier. Il a maigri. Il a des cheveux gris sur les tempes. Il me parle et me regarde (contrairement à la dernière fois où je lai croisé le 24 décembre dernier).
J’ai envie de caresser son visage doucement. Je me souviens d’un de ses tatouages sur l’épaule que j’aimais regarder, toucher, goûter. Il me manque.
La conversation se passe bien. J’arrive à lui dire combien il est important pour moi d’avoir les photos que je lui réclamme. J’arrive à lui dire que ces quatres années sont très importantes pour moi.
Il comprend. Il me promet (comme toujours).
On dirait une conversation entre amis mais nous avons été amants… Cela ne transparait nul part.
La conversation se termine. Il me dit qu’il est en retard à un rdv. Je suis jalouse de ce rdv.
S’il pouvait m’aimer encore… juste en souvenirs.

Nous nous séparons. Je ne me retourne pas. Je décide d’aller boire un café dans un endroit que je sais accueillant.
Seule devant ma tasse noire, mes yeux produisent… Je ne sais pas me reprendre.J’envoie des sms d’au secours. Je ne sais pas gérer. Je ne comprends pas ce qui m’arrive.

Pourquoi, alors que je sais qu’il m’a menti, trompé, qu’il ne ressens plus rien pour moi, pour nous… Pourquoi est-ce que je pleure?

Je suis au bord des larmes depuis. Je gère en apparence. Je ne comprends pas mon but dans la vie. Je ne comprends pas la vie. Je ne veux pas de cette vie.

Je suis désolée. Je suis encore amoureuse de lui

Je l’aime trop et ça me perdra

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Moi aussi je fais dans l’art

Je jouis d’avance de ce que va ressentir mon propiétaire en voyant une lettre de moi sur son bureau.

Enfin, elle me répond.

Il va être déçu en lisant ma missive et je m’en délecte d’avance. Ma lettre n’a aucun rapport avec son grand art (voir post précédent). Non, il s’agit d’une lettre d’un locataire à son propriétaire lui demandant de prendre ses responsabilités face à un chat errant ayant élu domicile dans la maison.

Ah AH je me gausse : aucune allusion à son courrier de demande de cours d’informatique, aucune allusion à sa libido de pervers ratatiné.

Tu veux jouer…. Je gagnerai !